lundi 9 janvier 2012

Buenos Aires

Pour arriver à Buenos Aires, j'ai dû prendre plusieurs vols. Chacun était en retard et comme je n'avais pas beaucoup de temps entre les correspondances, j'ai dû courir à chaque fois. Mais heureusement, Lan Peru est une bonne compagnie et les avions m'ont attendu à chaque fois.
Donc je suis bien arrivée mais avec un peu de stress et de fatigue.

A l'aéroport de BA, j'ai attendu ma coupine (qui elle aussi était en retard !) et nous avons filé vers notre auberge, dans le quartier de Palermo. Nous sommes toutes les 2 crevées de notre vol mais nous trouvons la force d'aller nous promener.
Ce vieux quartier est tranquille et populaire. L'auberge n'est pas trop mal.

Mes premières impressions de l'Argentine ; c'est civilisé ! Il y a de bonnes routes, de bons transports, de belles maisons. C'est propre et très aéré. On ne sent pas oppressées par les gens, même en ville.
Les argentins ressemblent à des européens. A BA, ils ne sont pas typés. Leur accent est très drôle. Nous les appelons les "chochocho". Au départ, j'ai cru qu'ils avaient des problèmes d'élocution, mais non, c'est bien leur accent !!! Difficile de ne pas rire en les écoutant mais je sais me contrôler.
Je remarque aussi que l'Argentine est chère mais je m'y attendais. Les prix sont comparables à ceux de l'Espagne, voir ceux de la France. Mais apparemment, la qualité suit.

ça fait du bien de revenir dans un pays organisé.

Il y a de nombreux parcs et jardins dans la ville et surtout à Palermo. Nous nous promenons dans le jardin botanique, où les chats pullulent. Les arbres sont magnifiques et grandioses. Les espèces endémiques d'Argentine de la famille des "leguminosae" sont particulièrement belles.





Le lendemain, nous profitons du petit déjeuner inclus et très copieux de l'auberge, puis nous partons dans le centre ville en métro. Dans les sous sols, j'ai l'impression d'être de retour à Paris, le métro et les stations sont les mêmes.

Dans le centre de BA, les avenues sont très larges. Les bâtiments sont imposants et massifs, de style néo-classique, éclectique ou art deco. Ces grandes rues ressembleraient à ce que j'imagine de Washington aux Etats Unis.

Il y a peu de monuments coloniaux et BA ne ressemble pas à une ville d'Amérique du sud.
Les habitants semblent disciplinés. Ils roulent doucement et respectent le code de la route. Les piétons traversent sur les passages piétons et attendent patiemment que le feu des voitures soit rouge. ça peut permettre normal et banal, mais pour moi, c'est un renouveau après le Pérou, l'équateur et la Colombie !

Nous marchons beaucoup. On remarque qu'il y a beaucoup de bars à Tango et que Evita (don't cry for me Argentina) est dans le cœur des Argentins.










Nous allons dans un musée (gratuit comme la grande majorité des sites touristiques de BA) pour en apprendre davantage sur l'histoire du pays. Leur économie est un yoyo.
Il fait très chaud et l'air est sec. Là aussi, c'est un grand changement pour moi, après l'humidité de la côte caraïbe. Le soleil tape fort et brûle. Le ciel est très bleu et je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je me sens bien dans cette ville.
Même s'il n'y a pas de flics partout, j'ai l'impression d'être en sécurité. Par exemple, je ne pense pas à surveiller mon sac des pickpockets dans la rue piétonne très fréquentée. J'aime regarder à travers les vitrines des glaciers, des boutiques de fringues et des restos-snack.

Le soir nous retrouvons notre autre coupine Céline. Nous serons 3 pour la suite du voyage. Nous sommes toutes les 3 fatiguées mais nous avons tellement de choses à nous raconter et tant d'excitation à l'idée de découvrir l'Argentine, que nous papotons jusqu'à que nous soyons exténuées. Très bonne soirée de retrouvailles, sur la grande terrasse du toit de l'auberge.

Pour notre 3ième jour à BA, nous partons faire la brocante du quartier de San telmo, le quartier des artistes. On se croirait à Montmartre où dans des quartiers populaires de paris. L'ambiance est la même mais les produits qui se vendent sont différents. Il y a beaucoup de talents et d'idées farfelues ici. Les stands sont plein de surprise. Nous n'achetons rien mais nous aimons regarder.
Le marché est immense et sans nous en rendre compte, nous marchons beaucoup.



Puis nous nous dirigeons vers un quartier complètement différent le long d'un canal, où les bureaux et quelques hôtels de luxe sont implantés.
Nous mangeons là puis continuons jusqu'à la limite du centre de la ville, qui s'arrête nette, devant une réserve naturelle. Des bus aménagés et des fourgons sont garés là. Il y a aussi plein de petits cahutes à BBQ, dont l'odeur vous fait saliver. (J'ai stopper mon régime végétarien, car l'argentine est trop réputée pour sa viande délicieuse et je me dois de goûter aux spécialités locales !!!)



Nous remarquons un Van du Dakar, car oui, le Paris-Dakar passe en Argentine. C'est peut être la raison pour laquelle nous entendons beaucoup de gens qui parlent Francais dans la ville.


Le soir, nous avons les pieds gonflés par la chaleur et les muscles qui tirent. C'est fou comme on peu faire des km sans s'en rendre compte en ville.

Nous prenons un bus de nuit vers le top de l'ARgentine ; IGUAZU. Les bus sont excellents, j'ai jamais été si confortable dans un bus. Un "stuart" s'occupe bien de nous et nous avons même une coupe de champagne avant de dormir. Le bus est pratiquement vide et donc très calme.
Je ne comprends pas trop pourquoi il y a tant de bus qui partent pour la même destination et qui surtout, qu'ils soient à 3/4 vide !!! et la pollution alors !











samedi 7 janvier 2012

Cartagène


Pour mon dernier jour en Colombie, je vais me promener dans la Ville de Cartagèna de les Indias.

Classée au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, Cartagène fut pendant près de quatre siècles un bastion de Royaume d'Espagne et un important centre de traite des esclaves et de transit de l'or issu des pillages des empires aztèque et inca destiné à l'Espagne.

La ville a été fondée par le conquistador Pedro de Heredia en 1533.

Considérée comme le port d'entrée aux Andes, la ville était fortement convoitée. Elle fut plusieurs fois attaquée par les corsaires français et anglais.La vielle ville, ceinturée de remparts, tient une place à part dans l'histoire du pays. En 1811, après avoir été la cité coloniale la mieux protégée d'Amérique du Sud, Carthagène des Indes fut la première ville de la vice royauté de Nouvelle Grenade à déclarer son indépendance. Les Colombiens affluent désormais, désireux d'en visiter le patrimoine. Elle a accueilli deux millions de visiteurs en 2010.













C'est la plus belle ville historique que j'ai pu voir en Amérique du sud jusqu'à maintenant.
C'est coloré, fleuri, riche en histoire et très animé.
C'est également très luxueux. Il y a beaucoup de magasins de marques internationales prestigieuses et d'hôtels et restos très haut de gamme. La plupart des gens que je croise dans la rue sont très élégants et semblent appartenir à une classe très aisée.
A quelques km de la ville, se trouvent une multitude de grands hôtels de verre très très classe. Ils s'enchainent les uns après les autres et donnent directement sur la plage. Il y a également des gros bateaux de croisière qui font halte ici. Ainsi, le luxe est omniprésent dans la ville.
Malgré cela, lorsqu'on se balade le soir, Cartagène devient une ville populaire. Il y a de nombreux spectacles de rues ; danses, musiciens, artistes et saltimbanques. Les vendeurs de boissons et de glaces ambulants poussent leur chariot dans la rue. les calèches tirées par les chevaux promènent les touristes.

Il y a un côté romantique à Cartagène. On aime aller y boire des verres sur ses places où y manger une bonne pizza.
Les places sont très fréquentées. Beaucoup de monde s'y réunit et les terrasses des cafés et restaurants affichent complets. L'ambiance est très différente du reste de la Colombie. J'ai l'impression de me trouver entre l'Italie et Cuba.


Il y a un grand contraste avec les grands immeubles qui se trouvent tout autour de la vieille ville. En arrivant par bateau dans la baie, cela me fait penser à une ville américaine côtière.

Pour moi, mon trip en colombie s'achève ici. Je pars à l'aéroport et attend mon avion.

Prochaine étape ; l'Argentine ...

vendredi 6 janvier 2012

Islas Rosarios y Playa Blanca

Avec les filles que j'ai rencontré la veille, nous partons pour un tour vers les îles Rosarios et la Playa Blanca.

C'est très beau. L'eau est turquoise. On voit les coraux et les poissons depuis la surface. Les plages sont blanches. Il y a plein de petits îlots, soit de mangrove, soit de sable. Les casas aux toits de palmier semblent reposer directement sur la mer.
La carte postale des caraïbes comme je l'imaginais. L'eau est chaude et translucide et dans le ciel, il y a des pélicans et des frégates qui guettent le poisson.













On pourrait croire que c'est le paradis, mais en réalité, nous n'avons pas vraiment apprécié cette journée.
Nous avons été prises au piège dans le tourisme de masse. Je n'avais jamais vu autant de monde sur un même site. C'en était ridicule.

Tout d'abord, nous avons fait la queue 1h avant de pouvoir monter dans un grand bateau usine. Nous avons navigué 2h jusqu'aux îles, où nous avons fait un seul stop ; un aquarium, dont l'entrée est chère. A Nous 3, l'idée d'être transportées par la foule, ou de voir des idiots taper sur les vitres des aquariums, ou de voir des requins entassés les uns sur les autres, ça ne nous emballait pas. Nous sommes donc restées à attendre le groupe. L'île est minuscule, nous marchons péniblement parmi la horde de touristes, et ne trouvons aucun espace libre pour pouvoir profiter de la vue sur la belle mer bleue des caraïbes. Nous n'avons même pas le temps de nous baigner. Alors Certes, la vue est splendide et nous faisons de belles photos, mais nous nous sentons très oppressées et honteuses de participer à ce type de tourisme.

Nous remontons dans le bateau. Je pensais que nous pourrions faire un stop sur une île, pour pouvoir se baigner, faire de la plongée au tuba ou simplement marcher, mais non ! Nous allons directement à la Playa Blanca, 2ième spot de la journée.

Comme le bateau ne peut pas accoster sur la plage, ce sont des petits bateaux taxis qui viennent chercher les passagers au fur et à mesure. Il nous faut donc attendre 40 minutes, avant que ce soit notre tour de descendre du bateau.

Nous accostons à peine, qu'on nous précipite vers un resto car nous sommes en retard pour le déjeuner. Nous mangeons rapidement et allons sur la plage. Nous n'avons même pas 1h pour profiter de la plage. De toute façon, il y a tellement de monde qu'il est impossible de poser sa serviette. C'est complètement ridicule.
80% des touristes sont colombiens. Je ne veux pas faire de discrimination, mais leurs comportement n'a rien de respectueux envers l'environnement. Je m'exaspère de les voir enfouir leurs détritus dans le sable.

Nous nous baignons rapidement, et il est déjà l'heure de remonter sur le bateau usine.
Quel dommage, c'est si beau ici. Si j'avais eu davantage de temps, j'aurais probablement passé une nuit dans un camping de la plage, pour profiter du lieu après que tous les groupes de touristes soient partis. Je regrette, c'est si dommage d'être dans un endroit si beau et de ne pas pouvoir en profiter.








Les gens pensent peut être qu'il n'y aura plus assez de places dan le bateau, et c'est l'anarchie à chaque arrivée du petit bateau taxi. Les gens se poussent violemment, crient.... C'est la guerre. Je suis dubitative, je ne comprends rien à tout ce chahut !

Une fois à bord, nous repartons pour 2h, et arrivons à Cartagène au coucher du soleil. Le vent s'est levé en chemin et comme nous sommes tous mouillés, nous avons très froid. De plus, notre voisine a vomi sous son siège pendant le trajet !!!! J'aurais préféré l'odeur de l'air iodé.

On arrive à quai à Cartagène et nous sommes un peu perplexes. Mais pourquoi avons nous fait ce tour ???? ça rime à quoi toute cette agitation, cette panique, cette précipitation.... Nous n'avons profité de rien.
Bon, au moins j'ai des photos de la mer des caraïbes et j'ai fait l'expérience du tourisme de masse. Toutes les expériences sont bonnes car on en tire des leçons.

Tout ce vacarme nous a épuisé.
Ce soir, je me trouve un resto très calme où je peux siroter mon banana shake tranquillement et je fonce me coucher.

mercredi 4 janvier 2012

Volcan totumo

J'arrive à Cartagène dans la soirée, mon dernier stop en Colombie.
Je me trouve une auberge qui n'est pas terrible. Ici aussi, tout est plus cher en période de fêtes. L'accueil n'est pas joyeux mais je n'en espérais pas moins. Le pire c'est leur organisation. Alors que j'étais tranquillement en train de bouquiner dans mon lit à 22h, on me demande de changer le lit. Je ne comprends pas car il y a 3 autres lits de disponibles dans la chambre et il me demande d'aller dans le pire, celui à côté de la porte d'entrée, sous le néon. Y'a pas moyen, je refuse, ils se débrouillent.
Des fois, je ne comprends vraiment pas comment ils réfléchissent. Et comme ils ne sont pas agréables, je ne fais aucun effort.

Bref, le lendemain, je me trouve une autre auberge et pars pour le volcan Totumo.
C'est un tout petit volcan qui fait seulement 15 mètres d'altitude. Son mini cratère est rempli de boue. En maillot de bain, je m'y enfonce. Ca semble assez profond, et je flotte dans la boue épaisse et collante. Il est difficile de bouger. Des hommes nous font glisser d'un coin à l'autre. C'est très original, je n'avais jamais fait ça avant. On a la sensation de reposer sur le sol et de flotter en même temps. Il paraitrait que la boue a des vertus dermatologiques, mais avec la quantité de touristes qui sont dans ce mini bain, j'en doute !

Je ressors couverte de boue grise, de la tête au pied. je ressemble à un monstre de film d'horreur ! c'est assez drôle. Je n'ai pas pris mon appareil photo, donc voilà des photos prises sur internet ...


Dans le bain, les hommes proposent des massages, qui ne ressemblent en rien à des massages. Ils vous mettent juste de la boue un peu partout pendant 1 minute. Ils ne vous disent rien, juste vous font croire que c'est inclus, puis ils vous attendent au bus et vous réclament des sous ! Le mien ne m'a pas reconnu dans le groupe et j'ai échappé à ses réclamations.

A côté du volcan, il y a une lagune avec de l'eau claire pour pouvoir se laver. On m'avait prévenu que des femmes proposent de nous aider contre de l'argent. Je les vois arriver "non merci, je vais me laver toute seule" mais elles font style de ne pas m'entendre "non merci je vous dis", elles sont sourdes et me versent un sot d'eau sur la tête alors que je suis en train de parler "je vous ai dit non, je n'ai pas d'argent, laissez moi tranquille" je me fais insulter, mais je suis enfin tranquille !

D'autres touristes se font avoir et je rigole d'assister à ce lavage !!! les femmes sont très brutes, vous enfoncent dans l'eau, tirent les maillots de bain et nettoient même la raie des fesses !!! Elles pensent que ça fait plaisir aux touristes et réclament des pesos !

Une fois propre et sèche (ceci dit mon maillot de bain est bon pour la poubelle) je repars dans le bus, qui s'arrête plus loin sur une plage, pour le repas. De là, je fais connaissance avec 2 voyageuses de nouvelle-zélande et de Suède. Elle me raconte comment les femmes les ont aidé à se nettoyer et je suis morte de rire.



Nous repartons et les filles m'invitent à aller boire un verre dans la vieille ville.

Nous marchons dans Cartagena, qui est une ville magnifique. Nous regardons le coucher du soleil depuis les murs de la ville ( Cartagena est une ville fortifiée). Les filles croisent des voyageurs qu'elles connaissent et nous finissons par aller manger une pizza tous ensemble sur une petite place adorable, qui me fait penser à la fois à l'Italie et à Cuba. C'est plein de charme, mais c'est bondé de monde. Toutes les 5 minutes on est sollicité par des vendeurs de cigares, souvenirs, boissons, peintures ... Il y a même un mec qui veut nous vendre une mini décharge électrique. Il se balade dans les restos avec sa machine qui fait peur, Mais pourquoi ??? Je n'ai vu personne accepter son offre. C'est dommage, j'aurais été curieuse de voir comment ça marche ! On a hésité à lui donner de l'argent pour qu'il essaye sur lui même, mais on s'est finalement dit qu'il pourrait mal le prendre !
Sur la place, il y a des spectacles de danses de rues et des musiciens à la "buenavista social club". Je trouve ça génial, j'ai l'impression d'être dans un décor de film. C'est trés romantique comme ville. Il y a beaucoup de calèches tirées par des chevaux, les lumières sont douces et mettent en valeur les façades de patine, vieillies par le temps.

Nous allons boire quelques verres, sur différentes places, tout autant charmantes les unes que les autres, avant de retourner dans nos auberges respectives.

dimanche 1 janvier 2012

taganga



En passant récupérer mon sac à dos à Santa Marta, je recroise par hasard, J.B, l'étudiant, avec qui j'avais passé quelques jours à Salento. Nous déjeunons ensemble, le temps de nous raconter la suite de notre voyage. C'est drôle, mais entre voyageurs, on a toujours des bonnes anecdotes ou des galères à se raconter. Nous vivons tellement de choses. Dans un voyage, chaque jour est différent et inoubliable.

Je ne tarde pas trop à prendre un bus vers Taganga, pour vite pouvoir poser mes affaires et prendre une bonne douche.

Taganga est un petit village balnéaire à 15 min de Santa Marta. Au départ, c'était un village de pêcheurs, mais aujourd'hui, le tourisme et les écoles de plongée ont pris le dessus.

Taganga est très animée et très bruyante. Les gens ne viennent pas là pour se reposer. Ça me rappelle un peu la Thaïlande du sud et les gens sont tout autant peu aimables.

A Taganga, les cours de plongée sont parmi les moins chers dans le monde et les jeunes rappliquent ici pour passer leurs niveaux. Les auberges de jeunesse, bars et restaurants affluent. Il y a plus de touristes que de locaux. Taganga est particulièrement fréquentée en cette période de fin d'année et la plage principale ressemble à la plage de Lacanau en plein été, mais en beaucoup plus sale. C'est alarmant de voir tous ces papiers, ces mégots, ce plastique, ces bouteilles vides … sur le sol, sous les palmiers, dans les fossés, partout. IL est difficile de trouver des poubelles et c'est loin d'être le soucis des colombiens. Je n'ai même pas envie de marcher pieds nus dans le sable, j'ai trop peur de me couper avec un bout de verre. Cette saleté me dérange. J'en ai marre de voir des gens qui se foutent de leurs paysages.

Je me trouve une auberge super belle, confortable et agréable (accueil de merde, mais je vais devoir m'y faire car c'est partout comme ça en Colombie du Nord)... c'est un peu cher mais je décide de me faire ce kdo pour la fin de l'année.

Le lendemain, il faut que j'aille retirer, mais ma carte ne fonctionne pas dans l'unique distributeur du village. Me voilà donc repartie à Santa Marta (je ne serais jamais débarrassée de cette ville). Dans 80% des cas en Colombie, il y a la queue aux distributeurs ! J'essaye de retirer dans 5 distributeurs différents (en faisant la queue à chaque fois) mais il n'y a rien à faire, je ne peux pas retirer. Je commence à paniquer. Que vais je faire si je ne peux plus retirer de sous, surtout en ces périodes de vacances ? Il me reste juste de quoi payer un repas et je suis à la rue.

Je fais appel à ma mère qui panique encore plus que moi, et qui ne peux rien faire car ma conseillère bancaire est en vacances, bien sûr. La caisse d'épargne, « si vous avez le moindre soucis, ne nous appelez pas! » Bon, je retourne à Taganga avec les quelques sous qui me restent et me pose dans mon auberge sans savoir quoi faire.

Là, j'entends une voix qui m'est familière. Inga, l'allemande que nous avions rencontré dans le sud de l'équateur est là. Elle vient de traverser toute le Colombie d'une traite en bus. Ça lui a pris 3 jours, quel courage ! Je lui raconte mes soucis de carte bleue et elle me rassure en me disant qu'elle pourrait me dépanner en attendant que je trouve une solution.

De là, un Français qui entend notre conversation, m'interpelle. C'est le chef cuistot de l'auberge. Il me confie que le gérant de l'auberge est français et qu'ils pourront m'aider à trouver une solution de dépannage. Apparemment, ce problème est très courant en Colombie car les distributeurs ne sont pas au point avec les cartes étrangères. Me voilà rassurée mais pas tirée d'affaires !

Nous allons nous balader avec Inga. Elle a besoin de retirer elle aussi. Je suis curieuse de savoir si sa carte va fonctionner. Pour elle, il n'y a pas de problème, j'hallucine. Comme je suis une acharnée, je retente et là, miracle, je peux retirer. Ouf ! Me voilà sauvée, je vais pouvoir manger ! Ça m'aura juste coûté toute une journée de stress, à tourner en rond pour rien.

Pour fêter ça, je vais dans une école de plongée et me réserve 2 fin-dives.

Le lendemain matin, j'arrive à l'école, enfile tout l'équipement et profite d'être en avance pour sauter dans la piscine et faire quelques exercices de remise à niveau. J'aurais préféré qu'un instructeur m'aide, mais aucun n'a de temps à me consacrer.

Nous partons en mer des caraïbes pour 2 plongées. L'eau est à 22degrés, c'est froid et je n'arrête pas de trembler. De plus, je ne suis qu'avec des bons plongeurs et ma remise à niveau fut trop brève pour que je puisse me sentir à l'aise. Résultat, j'ai utilisé tous mon air très vite et j'ai du remonter à la surface après seulement 30 minutes sous l'eau. La visibilité était très mauvaise, et il y avait peu de poissons. Même si les coraux sont jolis à cet endroit, je suis déçue par rapport à ce que j'ai pu voir en plongeant en Asie.

Nous nous arrêtons sur une plage pour un snack. La crique a beau être privé, elle est squattée par les pêcheurs et c'est dégueulasse.

Nous repartons pour la seconde plongée. Là, c'est nettement plus intéressante et je me sens beaucoup mieux sous l'eau. J'ai le temps de bien profiter et quitte le groupe pour descendre jusqu'à 32 mètres avec un autre plongeur.

La visibilité est un peu meilleure mais les poissons se font rares. Heureusement que les plongées n'étaient pas chères car sinon, j'aurais regretté.

Cette plongée m'a rappelé que j'adorais être sous l'eau et m'a redonner l'envie d'y retourner. Le soir, je suis bien crevée. Inga qui a suivi son premier cours de plongée, aussi. Nous ne faisons pas long feu.


Le lendemain, avec des filles du dortoir, nous marchons jusqu'à la « playa grande », qui est soit disant la meilleure plage de Taganga. Là encore, c'est sale et c'est blindé de touristes. Il est difficile de trouver un coin pour poser sa serviette et on est sans arrêt dérangé par des vendeurs de n'importe quoi. Les Colombiens semblent être habitués au fait d'être entassé les uns sur les autres. Pour eux, il n'y a pas de mal, à crier, vous envoyer du sable dans la tronche, vous enjamber, marcher sur vos affaires …. c'est assez surprenant et ça nous ennerve fortement. Un vendeur de massage, tombe amoureux d'une des filles du groupe et insiste pour lui donner un massage gratuit. Ce qui est sûr c'est que les Colombiens ne sont pas des professionnels du massage. Ça ressemble davantage à du plottage !

Nous nous échappons de ce cirque et trouvons une petite plage plus tranquille. On peut se baigner, mais quelque chose vient me mordiller les jambes. Ça semble assez gros mais l'eau n'est pas assez claire pour que je puisse voir ce que c'est !!! C'est pas trop rassurant et je préfère sortir de l'eau.

Sur cette plage, quelques jeunes voyageurs sont installés et nous finissons par tous nous rassembler et boire quelques bières ensemble jusqu'au coucher du soleil.





Je rejoins Inga à l'auberge, nous allons mangé de la street food, efficace et pas chère. Comme c'est la nouvelle année je fais une impasse sur mon régime végétarien et me prends quelques brochettes de poulet au BBQ. Un délice !

Je rejoins la troupe que j'ai rencontré plus tôt sur la plage. De rhum en bières, et d'anglais en espagnol, nous atterrissons dans un nightclub en plein air. D'abord de la salsa, puis du reggaeton, puis de la pop internationale. Il y a une trés bonne ambiance. 50/50 touristes et colombiens. Tout le monde se parle très facilement sans ambiguïtés, de façon simple et sincère. Les colombiens ont la danse dans le sang.

Nous passons une super soirée, au rythme de la musique latino qui me possède !!! Nous danserons jusqu'au matin.

Super soirée de 1er de l'an avec des gens très sympas.


Happy new year à tous et que du bonheur pour cette nouvelle année.


L'Égypte et ses pharaons

Si je vous dis ; "Pharaon, Pyramide, Nil" vous n'aurez aucune difficulté à poser un décor sur ces mots, tant il y a de documen...