dimanche 6 novembre 2011

4jours/3nuits à Muyuna

Jour 1 :

Notre ami Jenko vient nous chercher à notre hôtel, pour nous amène jusqu'au bateau. C'est cool, il nous accompagne jusqu'au lodge dans la jungle, pour un contrôle qualité et pour rester avec nous par la même occasion.

Nous voilà partis sur un bateau rapide, pour un trajet de 3h jusqu'à Muyuna. Avant de rejoindre le Rio Amazone, nous faisons un stop dans un petit village afin de refaire le plein d'essence. Je sors du bateau pour me dégourdir les jambes et là surprise, des dauphins sont là. Ce sont des dauphins roses. Ils sont presque translucides et très flexibles. Ils peuvent faire non de la tête, et pas seulement oui comme les autres dauphins. Ils vivent seulement dans les eaux douces.

(la photo n'est pas de moi, je n'ai pas encore atteint ce niveau en photographie)




Nous repartons à fond les manettes et rejoignons le grand et célèbre RIO AMAZONA, où l'on croise des bateaux cargo en provenance ou à destination du Brésil.
De là, nous prenons un petit affluent, qui ne cesse de se rétrécir. On se demande où est ce qu'on nous amène !



Puis la petite rivière s'élargit à nouveau. L'eau est davantage claire et très calme. Des grands arbres nous entourent et beaucoup beaucoup d'oiseaux (rapaces, hérons, martins pécheurs ...). On entend leur chant et celui des insectes, qui résonnent dans la foret. "La musique de la jungle" comme dirait Jeïnko. Des superbes papillons viennent nous accueillir. C'est ici, à 140km d'Iquitos, que se trouve le Lodge Muyuna.
bienvenue ...









Le lodge est très beau. Tout est fait de bois et de feuilles de palmiers, et se fond parfaitement dans l'environnement. C'est très propre, les chambres sont impeccables et confortables. C'est digne d'un hôtel **** on est pas habitué à tant de confort. Les murs de la chambre sont en fait une moustiquaire, et nous avons un balcon avec un hamac. Je crois qu'on va être bien ici. Nous faisons quand même une inspection de la chambre, pour vérifier s'il n'y pas de tarentules, cafards ou scorpions !!!! on ne sait jamais !

Tous les repas sont servis en buffet libre. C'est très bon et ce sont toujours des plats à base de produits locaux. A 10 minutes du lodge se trouve un petit village. Le lodge reverse une partie de ses revenus pour cette communauté. Ainsi, ils ont pu y créer une école et sensibiliser les enfants au respect de leur environnement. Le village est très propre et ses habitants ne braconnent plus. En échange, ces locaux travaillent pour le lodge, prêtent des barques, s'occupent des jardins et de l'entretien des chemins de randonnées dans la foret environnante. Une très bonne collaboration qui dure depuis 12ans. Le personnel semble très bien s'entendre avec ces gens. D'ailleurs, ils y vont régulièrement faire des soirées une fois que les touristes sont couchés.








Nous rencontrons notre guide, Raphael, qui va s'occuper de nous, ainsi que d'une fille qui vient d'Inde du sud. C'est parfait, cette semaine le lodge est presque vide, c'est très tranquille. Raphael a suivi une formation pour être guide dans la jungle. Depuis, il ne chasse plus et s'est découvert une passion pour les animaux. Il a un œil de lynx et est capable de voir des insectes ou animaux invisibles. Il connait très bien la flore, et quelques plantes médicinales. Il a suivi également un stage de survie dans la jungle et nous donne quelques combines pour ne pas se perdre dans cette foret dense, où nous explique comment trouver du lait ou de l'eau potable (dans les lianes).



Nous faisons tout d'abord une balade en bateau. Nous voyons des paresseux de très loin, des singes et beaucoup d'oiseaux et de papillons colorés. C'est magnifique et envoutant.
Nous irons également faire une virée nocturne en barque, Rafael arrive à attraper un bébé caïman. Bon j'aime pas trop le fait de perturber les animaux, mais Rafael nous assure qu'il n'y a pas de problème, bon !!! (je me suis tue car j'avais l'impression que j'étais la seule à qui ça ne faisait pas plaisir !)



Nous voyons également des chauves-souris au camouflage parfait. Elles sont de la même couleur que les troncs d'arbres sur lesquelles elle se plaquent. Incroyable. Je ne l'aurais jamais vu toute seule.

Vous les voyez ? ...


Il n'y a pas d'électricité dans le lodge, Nous dinons à la lumière des lampes à pétrole. La chaleur ne tombe bas, même la nuit il fait 30 degrés. Je transpire toute l'eau de mon corps. Le soir, les sons de la jungle nous bercent. Une vague de sérénité enveloppe le lodge, c'est magique.

Jour 2 :

Marche de 3h dans la jungle. Des centaines de moustiques nous accompagnent, c'est une horreur. le spray anti-moustique ne fonctionne pas, on se fait dévorer.
La végétation est tellement luxuriante. L'Amazonie est la plus grande foret primaire du monde. Je reconnais les ficus géants, dont les racines pendent des branches jusqu'au sol. Il y a aussi des cèdres énormes et ces arbres parasites, dont les racines prennent des formes majestueuses. Des lianes dans tous les sens que l'on pourrait confondre avec des serpents. Il y a aussi les fameux arbres à caoutchouc, dont la culture à entrainer la création d'Iquitos.
La foret sent bon, ça me rappelle des odeurs de spa. Je n'avais jamais sentie de si bonnes odeurs dans une foret.
Les papillons sont incroyables, je n'en avais jamais vu autant et de si beaux.
Tout est si vivant et on a constamment l'impression que des yeux nous observent. Alors que la jungle peut être dangereuse, avec notre guide on se sent en parfaite sécurité.
Nous voyons des petits singes, une grosse tarentule, des crapauds énormes et plein d'oiseaux.
C'est drôle comme notre œil apprend tout seul à voir au delà. Au début nous ne voyons que des arbres, puis les détails apparaissent et peu à peu on y voit mieux. Notre perception change, la lumière aussi et nos instincts nous poussent à regarder dans les bonnes directions, ce qui nous permet de voir des animaux, jusque là invisibles. C'est un apprentissage inconscient. C'est la jungle qui nous enseigne.


















L'après midi, nous allons pécher des piranhas. Bon j'aime pas la pêche, mais le piranha n'est pas en voie de disparition. Je n'ai pas péché, j'ai juste profité d'être en barque sur une paisible petite rivière, et des couleurs du coucher de soleil. Les quelques piranhas péchés seront cuits au barbecue le soir. Même si je suis toujours dans ma cure végétarienne, j'en ai gouté une bouchée. Dans le piranna, il n'y a rien à manger, c'est ridicule de le pêcher. De plus, le goût n'est pas exceptionnel. Mais par contre, ils ont de petites dents qui foutent un peu les boules !










Le soir, marche nocturne dans la jungle. On doit faire attention car de nuit, les animaux sont parfaitement camouflés, je ne voudrait pas marcher sur un serpent ! J'ai un peu peur du "bushmaster", un serpent vert de la même couleur que les herbes où les feuilles dans lesquelles il se camouflent. Ce serpent est le plus venimeux de l'Amazonie et c'est le seul qui est agressif. Chaque bruit devient plus inquiétant qu'en pleine journée. La nuit, c'est une autre foret. J'aime ce léger angoisse qui crée un peu d'adrénaline. Nous avons vu un bébé serpent, 3 scorpions (encore une fois j'admire l'œil du guide), des grenouilles au camouflage feuille, des insectes étranges, beaucoup de lucioles ...








JOUR 3

Journée de marche. Nous prenons, la barque pour s'éloigner davantage du lodge. Nous marchons d'abord 3heures. Le guide ouvre la marche avec sa machette, car en un jour la jungle reprend ses droits et les chemins disparaissent. C'est comme ça qu'on se perd.
Nous voyons une araignée plus grosse que ma main, connue pour manger des oiseaux. Elle les repère quand ils sont au sol, et leur balance un acide paralysant dessus. Le jet de poison peut aller relativement loin. Il n'est pas assez puissant pour un humain, mais ça fait très mal parait-il !




On voit également des singes nocturnes, tout petits avec de gros yeux ronds. Ils sont tellement mignons, ce sont des peluches. On ne peut que fondre devant de si jolies petites bêtes. C'est mon animal coup de cœur de la jungle.



Nous ne verrons pas de boa, pas d'anaconda et pas d'iguane. Nous ne verrons pas non plus de jaguar, mais à la rigueur c'est mieux comme ça ! Le jaguar est le plus grand prédateur de la jungle. Il est redouté dans les villages, car il attaque les animaux domestiques (notamment les chiens qui gardent les poules !) et peut s'attaquer aux enfants. Dans la communauté d'à côté, un jaguar à tué 14 chiens en 1 mois ! Les villageois ont dû le traquer et le tuer, car ils étaient terrorisés. Ils sont assez fiers de leur exploit.








Nous reprenons la barque et allons un peu plus loin. Nous repartons marcher encore 3h, dans une zone plus marécageuse. Avec cette chaleur et les moustiques abondants, cette balade fut plus fatigante que les autres. De plus, nous ne verrons aucun animal à cet endroit. Nous prenons un petit pique nique avec les moustiques et nous repartons vers le lodge.

Comme nous sommes un peu en avance, Rafael nous propose d'aller ramer jusqu'à la communauté.
Allez c'est parti, journée sportive ! On a quand même pris 1 minute pour prendre une douche froide, question de survie !
Dans la communauté, rafael nous présente aux locaux. Ils sont très souriants et ont l'air adorables. Nous ne sommes pas du tout épiés ou harcelés. Il y a des chats et des chiens qui viennent chercher des caresses les uns après les autres et qui nous accompagnent le long du chemin. Dans chaque communauté se trouve un chaman (docteur), mais dans ce village il n'a pas bonne réputation ! Il est vieux et s'endort lors des cérémonies. On voit la fameuse école qui fait face à un géant terrain de foot. Les habitants semblent ne manquer de rien. Les adultes sont très bien portants et ont le sourire. Les enfants ont l'air en pleine santé et courent partout.









Le soir, virée nocturne à la rame pour écouter la symphonie de la jungle. Il y a des vers luisants partout. On dirait des étoiles dans les arbres.
Il y a un oiseau fantastique ici, capable d'imiter tous les bruits de la jungle, de la grenouille au toucan. Comme l'oiseau-lyre en Australie. Il y en a plein dans le lodge. Leur nid pendent des arbres. Cette oiseau est vraiment comique, j'adore les observer.

JOUR 4

Nous partons sur le Rio Amazone, afin d'observer les dauphins et essayer d'apercevoir un iguane (sans succès pour l'iguane). En route, Rafael fait une halte. Il nous demande de mettre nos bottes et de le suivre dans la foret … Nous marchons 5 minutes et arrivons à un petit marais recouvert de géants nénuphars. Ce sont les plus grands du monde, ils peuvent atteindre 3mètres de largeur. C'est très beau et en plus il y a plein de papillons à cet endroit. C'est un petit marais enchanté !








Dans le Rio Amazone, nous allons dans un coin où il n' y a pas de courant et où nous pouvons nous baigner. L'eau est chaude et les dauphins nagent à 5 mètres de nous. Nous ne voyons rien dans cette eau trouble, mais rafael nous assure que ce n'est pas dangereux. De toute façon, avec cette chaleur, c'est tellement agréable, que je ne pense même pas qu'il pourrait y avoir des raies, des serpents d'eau ou poissons carnivores … comme nous l'avoue rafael, une fois qu'on est remonté sur le bateau !!!! sympa !





Voilà le séjour touche à sa fin. Nous repartons vers le lodge pour manger, puis une dernière douche. On dit au revoir au cafard géant qui a passé la dernière nuit avec nous (le plus gros cafard que j'ai jamais vu, la taille d'une petite souris ! Brrr) et on reprend le bateau.



Je me mets à l'avant du bateau, au soleil et je suis tellement relax, que je m'endors malgré les secousses. Je me réveille avec un gros coup de soleil, normal.

Retour dans le bruits et les moteurs des moto-taxis d'Iquitos ! Le croassement des grenouilles me manquent déjà !

samedi 5 novembre 2011

IQUITOS

IQUITOS se trouve dans la région de LORETO et est la capitale de l'Amazonie péruvienne.
C'est avec le caoutchouc que la ville va connaître sa plus grande expansion. L'ère du caoutchouc commence en 1880 et va durer une trentaine d'années; Cependant, l'exploitation de l'hévéa nécessite une main d'œuvre abondante, devant accepter une mobilité régulière, des conditions de travail difficiles et dangereuses, extrait d'une histoire douloureuse pour les indigènes du Loreto, qui ont largement été décimés par le travail forcé pour certains, mais également par les épidémies apportées par les migrants et les autres travailleurs.

Aujourd'hui, Iquitos est la plus grande ville accessible seulement par bateau. Il fait une chaleur étouffante. C'est très très humide et pourtant c'est la saison sèche. La ville attire beaucoup beaucoup de touristes.

A la sortie de l'aéroport, une horde de chauffeurs de taxis et de commissionnés d'agences touristiques nous sautent dessus. C'est la folie, ils nous empêchent d'avancer ! J'ai l'impression d'être de retour en Asie, cet harassement ne me manquait pas ! Je repère un homme qui attend patiemment dans son mototaxi, je décide d'aller vers lui et c'est parti.
Il y a beaucoup de 2 roues ici et des bus collectifs en bois. ça me rappelle des coins d'Asie du sud-est et ça me fait plaisir. je me sens de suite à l'aise ici.

Nous apercevons quelques oiseaux de couleurs, des palmiers, bananiers, des arbres à papaye ... cette végétation m'est familière.

Nous trouvons un hostal correct, mais la chambre n'a pas de fenêtre, c'est un hammam ! bon par contre, nous avons accès à une jolie cuisine et un petit jardin où 2 inséparables nous adoptent. Ils sont tellement mignons.
Nous restons 2 nuits puis nous optons pour une autre auberge tenue par un Français (absent pendant notre séjour), où les chambres sont bien aérées et à des prix imbattables. C'est très propre, mais nous avons quand même un gros cafard comme colocataire ! Le cafard n'est pas dangereux, il ne me dérange pas.

Nous rencontrons un suisse à cet endroit qui revient d'un séjour dans la jungle, accompagné d'un shamman. Cette personne avait de gros problèmes de dos (bien plus graves que les miens) et apparemment, il n'a plus mal depuis qu'il est revenu ! ça m'interpelle, est ce possible que je sois enfin débarrassée de cette sciatique ? je prends les coordonnées ...

Nous nous baladons en ville. Iquitos est agréable, mise à part les assauts fréquents des péruviens qui veulent vous vendre de tout et n'importe quoi. Ceci dit, ils ne sont pas méchants et pas insistants.

Depuis l'esplanade qui longe la rivière, nous avons une vue superbe en contrebas sur la jungle environnante.Elle semble infinie et tellement vivante. Comme si c'était un autre monde juste devant nous. Elle nous appelle.
Normalement, à cette époque le niveau de l'eau est bien plus élevé, mais la pluie tarde cette année.

Nous découvrons plein de petits bars et restaurants très sympas, où l'on s'attarde facilement.

Nous allons faire un tour à Belen, un petit quartier de la ville, connu pour son grand marché et ses maisons flottantes. Bon, le niveau de l'eau est tellement bas que les maisons ne flottent pas vraiment!
Dans le marché je suis outrée, car je vois plein d'animaux, ou de parties d'animaux, en voie d'extinction. Comme par exemples des tortues sans coquilles (ils les mangent), des bébés caïmans séchés, des pattes de jaguars ... c'est vraiment glauque, ça pue la mort. J'aime pas cet endroit, c'est malsain et ça sent le braconnage à plein nez.
On trouve tout ce qu'on veut dans ce marché ; "ayahuasca, san pedro, et autres plantes hallucinogènes ... Normalement, elles sont réservées aux docteurs et shammans, mais les vendeurs savent que les touristes sont susceptibles d'acheter plus cher. Je trouve cela complètement inconscient, car ces plantes sont très fortes et leur consommation peut être dangereuse si les quantités ne sont pas respectées.







A 2 reprises, des locaux nous disent de faire attention, il y a des voleurs qui rodent dans le marché ! Ok, j'ai mon appareil photo, ça me ferait un peu chier ! Une troisième personne me fait des grands signes inquiets, comme si je devais faire demi-tour, en me montrant une bande de jeunes à 20 mètres plus loin. Bon cette fois c'en est trop ! je me casse, cet endroit pue trop !

Nous entendons parler d'un lodge dans la jungle, un peu cher mais trés bien. Nous allons dans l'agence et sommes reçus par un péruvien qui parle un français parfait. Il s'appelle jeïnko. Il a passé 10 ans à Paris. Du coup, nous discutons longtemps avec lui et créons des liens. Nous nous retrouvons à sa débauche, et il nous emmène dans un bar chez des amis à lui. Le bar est sur pillotis, avec une vue sur la forêt. Un orage éclate et nous observons les éclairs incessants depuis la terrasse. C'est magnifique. Les orages ici sont impressionnants et quand il pleut, ça fait pas semblant !
Il nous emmène ensuite manger dans un endroit qu'il aime beaucoup, où les assiettes sont pas chères et énormes. C'est très bon et "la chicha morada" (jus de maïs pourpre à la canelle) et délicieuse. Cette boisson est très bonne pour le transit et les reins.
Il me montre également un restaurant végétarien qui fait de délicieuses tartes à la chompa (cœur de palmier).

Il est temps maintenant de partir dans la jungle. Nous acceptons de payer le prix fort pour plus de sécurité, du confort et surtout de bons guides.Les remarques des internautes sur ce lodge sont trés bonnes. Nous resterons 4 jours dans le lodge MUYUNA.
vamonos en la selva ...



la maison réalisée par Gustave Eiffel.




le bar où nous emmène Jeïnko















EN ROUTE VERS TARAPOTO

Départ de Trujillo au petit matin, pour seulement 4h de route, petit trajet pour une fois. Nous arrivons à Chiclayo, une grande ville sans absolument aucun intérêt. Nous devons poireauter ici l'après-midi avant de pouvoir prendre un autre bus vers Tarapoto à l'est. Nous occupons notre temps en se promenant dans un marché d'herboristes et instruments de sorcellerie. Les péruviens sont consommateurs de filtres d'amour, ou de produits aphrodisiaques.




Comme les bus des bonnes compagnies sont pleins, nous n'avons pas le choix que de prendre une compagnie bas prix. C'est cool c'est pas cher, mais ces bus s'arrêtent partout et mettent beaucoup plus de temps pour arriver.
Ainsi; nous sommes partis à 18h pour arriver à Tarapoto à midi. Mon hernie et ma sciatique ne supportent plus ces longs trajets assis, ou semi-couchés ! Je suis obligé de prendre la dose d'anti-inflammatoire pour pouvoir dormir. Dans le bus, nous avons eu droit à un film bien pourri, mais alors bien bien pourri. Une histoire de mutants démons, qui s'amusent à découper les gens en morceaux dans un sous-terrain, et les gentils militaires américains qui vont sauver le monde. Une boucherie lamentable et stupide. Quelle idée de passer ça dans un bus ! J'aurais préféré un épisode de Derrick en espagnol, au moins j'aurais pu m'endormir !

Bref, nous arrivons à TARAPOTO, dernière ville avant l'Amazonie. Dans le bus je voyais bien que la végétation devenait plus dense, grasse, grande … Je voyais bien les fleurs, les oiseaux, les jolis villages de palmiers, je sentais l'humidité tropicale… j'aurais pu apprécier le lever du soleil … mais non ! Ma sciatique est tellement douloureuse que je n'apprécie rien, et que je m'impatiente. Je ne peux me concentrer que sur l'odeur de pisse qui provient des toilettes du bus, la chaleur étouffante, la saleté du bus, les heures de retard … OUI je râle, il faut bien de temps en temps !

De la gare routière, nous devons prendre un mototaxi vers le centre ville.Comme d'habitude, le chauffeur essaye de nous refourguer un de ses hôtels, mais là je suis énervée, fatiguée, cassée et c'est pas le moment de me faire chier.
On arrive dans le centre, beaucoup d'auberges sont complètes. Nous décidons d'aller voir dans une auberge recommandée par le "Lonely-Planet" mais à chaque fois qu'on demande notre route, les locaux nous envoient dans des directions opposées ! A croire qu'ils le font exprès, vraiment j'ai des soupçons ! Du coup, on ne la trouvera jamais.
On marche longtemps avec nos sacs sur le dos. Il fait très chaud et humide. J'espère que mon corps va supporter ce nouveau choc de température.
Finalement, on trouve une chambre puis on va manger, j'ai les crocs. On va dans un resto et on attend 1h avant d'être servis. Serveurs de merde, pas un sourire, pas un mot ! Bon, décidément, ils sont bizarres ici, peut être à cause de la chaleur !
En tout cas, moi je suis cassée. Une autre dose de codéine et au lit.

Le lendemain, mon hernie me fait toujours très mal, même pas la foi d'aller voir une cascade aux alentours. J'ai besoin d'une autre journée pour reposer mon dos.
Le soir, on se trouve un bar à cocktail très sympa. Les serveuses sont adorables et nous offre plein de pop-corn. Les cocktails sont réalisés avec des fruits locaux, un délice. Enfin une bonne adresse dans la ville.

Il n'y a pas de Gringos (étrangers) ici, on se sent seul après le sud super touristique du Pérou. Les backpackers se servent de Tarapoto comme ville de transit pour aller dans la jungle. Pourtant il y a plein de belles choses à voir aux alentours; rainforest, cascades, piscines naturelles... Mais comme tout le monde, nous avons hâte d'être dans la jungle et partons d'ici au plus vite.

JOURNÉE QUI SERT A RIEN !!!

Ce matin, nous faisons du co-voiturage avec 2 péruviens, pour aller jusqu'à Yurimanguas, là où la route s'arrête. C'est la porte de l'Amazonie.
Nous discutons beaucoup avec un péruviens dans la voiture, qui est curieux de savoir comment va l'économie en France. Nous avons des discussions assez sérieuses (c'est plutôt rare ici). Cet homme est très cultivé et a une très bonne situation.
A Yurimanguas, le péruvien nous paye le mototaxi jusqu'au centre-ville et nous indique un bon resto, où nous allons prendre notre petit-déj. Il fait une chaleur étouffante, on transpire comme des porcs.
Nous reprenons un mototaxi vers le port, d'où nous pensions prendre un bateau pour Iquitos. Ce sont des bateaux cargo, composé de 3 étages. En bas, les animaux et les marchandises, au deuxième les cabines et en haut les hamacs.
Les hamacs est l'option la moins chère. Il suffit d'acheter le hamac (20 Soles) puis de payer sa place dans le bateau (70 soles). Le problème, ce sont les vols ! Apparemment, il faut constamment surveiller ces affaires. Ça voudrait dire qu'on va devoir se relayer pour dormir et en plus, avec ma sciatique, c'est pas facile pour moi de dormir dans un hamac. Nous décidons donc de prendre une cabine, mais là surprise au niveau du prix ! C'est le double de ce que nous pensions, on trouve ça ridiculement cher (80€) surtout que les cabines sont super ultra basiques. Minuscules, deux fines banquettes superposées poussiéreuses dans une cage à lapin, avec une chaleur étouffante.
De plus, le bateau ne part pas aujourd'hui. Il partira peut être demain, où après-demain !!!!
Nous ne connaissons pas et n'avons jamais entendu parlé de cette compagnie de bateau.
Bon il faut réfléchir !
Nous repartons en ville et recroisons le péruvien qui avait fait le co-voiturage avec nous. Il nous dit que cette compagnie n'est pas terrible, mais c'est la seule qui est là, nous n'avons pas le choix.

Nous allons sur internet, vérifier les billets d'avion et là on se rend compte que le vol est à seulement 20€ de plus par personne, et le vol dure 1h. Ok c'est parti pour l'avion. Nous repartons à TARAPOTO, toujours en co-voiturage. Les 2 nouveaux péruviens qui se trouvent dans la voiture avec nous sont tout aussi curieux qu'à l'aller. L'un d'eux à voyagé en France et l'autre et expert comptable. Encore 2 péruviens qui ont une excellente situation au Pérou et beaucoup de culture. On a beaucoup discuter de politique, traditions, religions … J'ai l'impression que le nord du Pérou est beaucoup plus éduquée et les gens ici réfléchissent davantage.
Nous repassons une nuit à tarapoto et prenons l'avion le lendemain. En 1h, comme prévu, nous arrivons à Iquitos.



L'Égypte et ses pharaons

Si je vous dis ; "Pharaon, Pyramide, Nil" vous n'aurez aucune difficulté à poser un décor sur ces mots, tant il y a de documen...